CultureEcoloLifestyle

[CULTURE] Petite histoire de la bicyclette

Je trouve que la vie est plus belle sur mon vélo. Je vais souvent plus vite que les voitures, je flâne le long de la Meuse en jupe ou en pantalon, en baskets ou en talons, je rentre et sors de la circulation, je le prends avec moi dans le train, je gravis des côtes, je change de direction, je prends des raccourcis, je découvre de nouveaux chemins, je vais à fond, je roule le matin, le midi, le soir et je brille de mille feux la nuit…


Mais d’où vient-il ? De quelle imagination est-il le fruit ? C’est ce que j’ai cherché à savoir.

Tout d’abord, il y eut la draisienne


Elle est sortie tout droit de la tête du Baron allemand Karl Friedrich Christian Ludwig Drais von Sauerbronn. Dit Karl Drais, pour les intimes. Il a développé son engin en 1816-1817. Son invention a été brevetée en France en tant que vélocipède ou draisienne, parce que Karl Drais (ienne). Voili voilou.
Et comme toute bonne draisienne qui se respecte, il n’y avait pas de pédales. La « machine à courir » comme on la surnommait à l’époque, était équipée de d’un guidon, de deux roues, d’un cadre en bois, mais c’était les pieds au sol qu’on la faisait avancer. C’était du sport ! 

Puis on rajoute des pédales

En 1839, Kirkpatrick MacMillan, un forgeron écossais, fixe des pédales à la draisienne. Mais pas n’importe quelles pédales. En effet, celles-ci étaient actionnées par les pieds dans un mouvement de va et vient d’avant en arrière. Ces pédales étaient donc des tiges rigides fixées à des manivelles, ces manivelles étant fixées à la roue arrière permettaient la rotation de la roue. On ne courait plus pour faire avancer l’engin mais on avançait en étant bien assis sans que les pieds ne touchent le sol

C’est là que je me dis « stop, deux minutes, c’est quoi exactement la définition de la bicyclette ? »

Madame Larousse et Monsieur Robert me disent qu’une bicyclette est un véhicule terrestre à propulsion humaine, composé de deux roues alignées dont la force motrice est fournie par son conducteur en position assise, par l’intermédiaire de deux pédales entraînant la roue arrière par une chaîne à rouleaux.
Si on part de cette définition, la draisienne à pédales de notre ami MacMillan n’est pas une bicyclette…

Poursuivons…

Vers 1860, en France, plusieurs personnes proposent des pédaliers. Il s’agit des frères Michaux et des frères Lallement. Une nébuleuse persiste sur qui a été le premier, qui a utilisé les plans de l’autre, qui a volé l’idée de l’autre. Bref c’est comme Apple et Microsoft, la poule et l’œuf… Ce qui est sûr c’est que le système de pédalage rotatif est né. 

On l’appelle la Michaudine. Visiblement, les frères Michaux ont été plus rapides pour déposer le nom de l’invention. L’engin est un succès en Europe et en Amérique. Là-bas, ils l’appellent le « bone shaker » (secoueur d’os). En Europe, on l’appelle également le vélocipède.
L’engin des frères Michaux est un succès commercial : des deux vélocipèdes fabriqués en 1861, ils sont passés à 400 en 1865. En 1869, pour « amortir » un chouïa les chocs, du caoutchouc est placé sur les roues en bois.

Le Grand Bi

Vers 1870, James Starley, un génial inventeur du Sussex décide d’alléger l’engin et d’y mettre une grande roue avant. Ce qui a amélioré le vélocipède et augmenté sa rapidité. Pour les rayons des roues, il a remplacé les barreaux de bois par des broches métalliques et les a placées de manière tangentielle plutôt que radiale. Cette nouvelle manière de placer les rayons absorbe et résiste mieux aux chocs, canalise l’énergie générée par le pédalage de manière optimale. 
C’est toujours ce concept de laçage de roue qui prédomine le monde du cyclisme en 2019.

La transmission par chaîne

Photo : wikipedia.org

En 1879, H.J. Lawson crée un système de transmission d’énergie du pédalage par une chaîne reliant le pédalier à la roue arrière.
Son invention sortant pendant le boum du grand bi, il n’a malheureusement pas connu de succès commercial à ce moment-là.

Safety bicycle

En 1884, John Starley, le neveu de James (notre génial inventeur du Sussex), dépose sur le marché la bicyclette de sûreté, la « Rover Safety Bicycle ». Beaucoup moins casse-pipe que le grand bi, la bicyclette moderne était née !

La chambre à air

En 1888, John Boyd Dunlop créé le pneumatique. Sur ce, en 1891 les frères Michelin mettent sur le marché le pneu « démontable », muni d’une chambre à air qui préservera tous les fessiers du monde.

La roue libre

Jusqu’ici, les cyclistes pédalaient en continu (même en descente !) pour faire avancer leur monture. C’est en 1898 que ce concept apparaît enfin et avec lui les premières grandes courses cyclistes et tours du monde à vélo.

Le 1° Tour de France

En 1903, le 1° Tour de France est remporté par Maurice Garin, surnommé aussi le « petit ramoneur » (sa profession).

VTT, VAE, etc.

Depuis, la bicyclette a fait l’objet de nombreuses avancées techniques et technologiques. Par exemple le VTT dans les années 80, au départ de la Californie. Le VAE (vélo à assistance électrique) suscite un regain d’intérêt depuis les années 2010 et l’amélioration de la performance des batteries mais on en trouve des traces remontant aux années 1930.

Le vélo a encore de beaux jours devant lui et il reprend sa place dans de plus en plus de villes belges via les plans de mobilité douce.


Liens utiles pour les cyclistes : GRACQ, PRO VELO.

Sources : ICI, LA, entre autres.



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *